Ryad détruit l’aéroport de Sanaa pour empêcher l’atterissage d’un avion iranien

Sanaa_aeroport_bombardementPour la troisième fois, l’Arabie saoudite a empêché l’atterrissage d’un avion d’aides humanitaires iraniennes destinées au peuple yéménite.

Selon des sources yéménites informées, s’exprimant pour notre site al-Manar, l’aviation saoudienne a intensifié ce mardi le bombardement de l’aérodrome de Sanaa pour empêcher un avion iranien du Croissant rouge d’y atterrir.

Selon la télévision panarabe al-Mayadeen, 10 raids ont été perpétrés contre la piste de l’aéroport de Sanaa.

L’appareil iranien qui était entré dans le ciel yéménite en milieu de journée, en provenance du sol omanais, avait fait la sourde oreille aux menaces  provenant des avions saoudiens. Il a poursuivi son parcours en direction de Sanaa, où il voulait atterrir dans son aéroport mais  n’est pas parvenu à le faire, malgré plusieurs tentatives, en raison de l’intensité du bombardement saoudien.

Cette tentative d’empêcher l’acheminement de l’aide humanitaire au peuple yéménite est la troisième du genre.

La première a eu lieu depuis quatre jours, lorsqu’un avion iranien transportant en plus des aides 90 yéménites blessés dans les deux attentats terroristes contre deux mosquées yéménites et soignés en Iran. Le vendredi dernier, un avion iranien voulait se rendre à l’aéroport de Sanaa a lui aussi été contraint par l’aviation saoudienne de retourner à l’aéroport de Bandar Abbas.

 

Version AFP, Assiri

Selon l’AFP, maintenant que la piste d’atterrissage est détruite, les avions transportant de l’aide humanitaire ne pourront plus se poser à Sanaa, jusqu’à ce que les rebelles la réparent, alors que la situation humanitaire est critique dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, où la population est privée de tout.

Toujours selon l’AFP, l’avion iranien en question, qui avait obtenu l’autorisation de la coalition de se rendre dans la capitale yéménite via l’Arabie saoudite, est “passé par Oman avant de demander d’atterrir à Sanaa”, tentant de suivre “un itinéraire qui n’avait pas reçu d’autorisation préalable”, a expliqué le porte-parole de la coalition, le général Ahmed al-Assiri.

Le pilote de l’appareil a fait fi des avertissements l’invitant à ne pas se rendre à Sanaa, a précisé M. Assiri à Al-Arabiya, chaîne de télévision à capitaux saoudiens.
“Cela a obligé les forces aériennes (de la coalition) à détruire la piste atterrissage de l’aéroport de Sanaa, afin de l’empêcher d’atterrir”, a poursuivi le général, ajoutant que le pilote s’en était retourné vers l’Iran.
Selon M. Assiri, “quelque chose n’était pas clair concernant cet avion”.

Un navire américain contraint d’arraisonner dans un port iranien

Cet incident est intervenu au moment où l’Iran a obligé un navire danois à arraisonner dans un port iranien, au moment où il voulait franchir le détroit d’Ormuz.

Selon l’agence iranienne Fars News, le navire qui battait pavillon des îles Marshall a des démêlées financières avec la direction des ports iraniens.

Selon un responsable iranien, cité par l’AFP, le navire a été arraisonné en raison d’impayés de sa compagnie.

 “L’ordre de confiscation du navire a été émis par un tribunal et est lié à la société Maersk”, a déclaré à l’agence de presse iranienne Tasnim le responsable des affaires maritimes au sein de l’Organisation des ports iraniens, Hadi Haghshenas.

“De manière générale, si une compagnie maritime a des dettes et ne les paie pas, les propriétaires des biens transportés se tournent vers les autorités compétentes”, a-t-il ajouté sans autre précision.

Selon l’AFP, au moins cinq navires iraniens ont demandé au Maersk Tigris de se diriger vers l’île iranienne de Larak, après avoir tiré des coups de semonce devant la proue.

Le navire a alors “obtempéré à la demande iranienne et s’est engagé dans les eaux au large” de l’île, a précisé le colonel Steven Warren, un porte-parole du département de la Défense.

L’incident s’est produit à 9H00 GMT et aucun Américain ne se trouvait à bord du navire, indique l’AFP.

Fonte: “Al-Manar“, 28 apr. 2015

 

69e anniversaire de l’indépendance de la syrie : Le Président Bouteflika félicite le Président Bachar El-Assad

bouteflika_asadLe Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue syrien, Bachar El-Assad, dans lequel il lui a exprimé, à l’occasion du 69e anniversaire de l’indépendance de son pays, le vœu de voir la Syrie dépasser sa crise afin de préserver son intégrité territoriale, sa stabilité et sa souveraineté.

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue syrien, Bachar El-Assad,  dans lequel il lui a exprimé, à l’occasion du 69e anniversaire de l’indépendance de son pays, le vœu de voir la Syrie dépasser sa crise afin de préserver son intégrité territoriale, sa stabilité et sa souveraineté. «Il m’est agréable, à l’occasion de la célébration du 69e anniversaire de l’indépendance de la Syrie, de vous adresser, au nom de l’Algérie, de son peuple, de son gouvernement et en mon nom personnel, mes sincères félicitations et mes meilleurs vœux fraternels, priant Dieu Le Tout-Puissant, de vous accorder santé et bonheur, et au peuple syrien frère stabilité, progrès et prospérité», a écrit le Président de la République dans son message. «En cette conjoncture tragique que traverse la Syrie, je vous exprime de nouveau le vœu qu’elle trouve des solutions pour dépasser sa crise, en préservant son intégrité territoriale, sa stabilité et sa souveraineté, et répondre aux aspirations du peuple syrien au progrès et à la prospérité, dans le cadre de la concorde, du dialogue et de l’entente nationale», a ajouté le Chef de l’État.

Fonte: “El Moujahid“, 18 aprile 2015

Netanyahu’s biggest fear? That Iran ‘honors nuclear deal’

benjamin-prime-pauses-drawingIsraeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s chief concern is that Tehran will in fact fulfill the agreement on its nuclear program that it negotiated with six world powers, a report citing a high-profile security meeting has said.

Netanyahu fears that “Iranians will keep to every letter in the agreement if indeed one is signed at the end of June,” Haaretz reported, citing two unnamed officials present at the security cabinet meeting over the nuclear deal.

The meeting reportedly took place after the announcement that Tehran and the P5+1 countries had reached “solutions on key parameters” and US President’s Barack Obama’s speech about the historic understanding on removing sanctions against Iran, in return for a deal that would prevent Tehran from developing nuclear arms.

The Israeli PM reportedly had a “harsh” phone call with Obama the following day, and called his ministers for a security meeting to “let off steam.”

“Netanyahu said at the meeting that it would be impossible to catch the Iranians cheating simply because they will not break the agreement,” one of the officials told Haaretz.

READ MORE: http://rt.com/news/246297-iran-nuclear-talks-lausanne/

What allegedly bothered the Israeli leader most was the possibility of Iran becoming a “normal” country, seen as posing no threat to the international community. He argued that this would let Tehran to shrug off nuclear monitoring and develop its nuclear weapons after a period of 10-15 years.

Netanyahu went as far as calling the Iranian nuclear deal a “historic mistake” and demanded that Iran ended “aggression” in the Middle East, while he vocally lobbied for the P5+1-Iran deal to be derailed.

“Instead of lifting the restrictions on Iran’s nuclear facilities and program at a fixed date, a better deal would link the lifting of these restrictions to the end of Iran’s aggression in the region, its worldwide terrorism and its threats to annihilate Israel,” Netanyahu said in a statement last week.

On April 2, China, France, Germany, Russia, the EU, the UK, the US and Iran reached a preliminary agreement on the key points of the nuclear agreement after eight days of talks in Switzerland. EU foreign policy chief Federica Mogherini then said a future comprehensive nuclear agreement between Iran and the six powers would be concluded by a June 30 deadline.

However, Tehran will not sign a final nuclear deal unless economic sanctions against the country are lifted, the country’s president, Hassan Rouhani, said Thursday.

On April 8, the EU extended its sanctions against 32 Iranian companies and banks regarded as being involved in nuclear or ballistic missile activities and providing support to the Iranian government. The US State Department then said the sanctions on Iran would be lifted gradually, depending on how well the nuclear deal is implemented.

Fonte: “Russia Today”, 13 apr. 2015

Russian Muslims denounce ISIS as ‘enemies of Islam’

ufa_mosqueA major Russian Muslim group has issued a fatwa against the so-called Islamic State (IS, formerly ISIS/ISIL) reviling them as ‘enemies of Islam’ and calling for the punishment of all its members as criminals.

The Spiritual Directorate of Muslims of Russia published the text of the fatwa on its website on Tuesday.

The members of the Ulama [Islamic scholars] council, on the basis of the Koran and Sunna and other legal sources, have shown and proved that all actions of the organization that calls itself “Islamic State” are contradicting Islam – starting from the creation of the group and calls for resettlement and finishing with their cruelty and public executions,” the document reads.

From the point of view of the Muslim canon the members of such criminal groups deserve either capital punishment or full lifelong isolation from the society,” the Russian Muslim leaders stated. However, they noted in the fatwa that every suspect must be convicted by a court verdict that would fully exclude all doubts of his or hers complicity in violence, robberies and killings.

The followers of ISIS are mistakenly interpreting Islam as the religion of brutality and cruelty, of violence, torture and killings of all discontent,” the Russian Muslims stated. In reality, the basic principles of Islam forbid to kill civilians, prisoners and envoys – and journalists and workers of humanitarian missions can be described as the latter, they added.

Most importantly, the creation of a caliphate is only possible by approval of all Muslim communities and otherwise is considered a mutiny. “A single-sided declaration of caliphate would cause numerous competing caliphates to appear and this would cause strife and disagreement between Muslims,” the fatwa reads.

READ MORE: All nations should recognize Islamic State as terrorists – Russia

In December last year, the Russian government listed the Islamic State and the Al-Nusra Front as terrorists, outlawing membership or any support for these organizations under threat of criminal prosecution. In addition, the Russian Foreign Ministry called upon all nations to recognize the two groups as terrorists, noting that such a step would be backed up by UN Security Council resolutions.

In March this year, the head of Russia’s State Security Council, Nikolay Patrushev, called upon the international community to abandon double standards on terrorism and start fighting the threat in line with universally-recognized norms of international law.

Patrushev also told reporters that he and other Russian officials preferred to use the term ‘Islamic State’ in quotation marks to avoid insults to true Muslims who, in his view, had no relation to terrorists and extremists. For the same reason he called to refer to it by its original name – the Islamic State of Iraq and Levant, or ISIL.

Fonte: “Russia Today“, 31 mar. 2015

Al-Jazeera reproche insidieusement à l’Algérie de ne pas avoir pris part à l’opération militaire au Yémen

par R. Mahmoudi

attentato-Moschea-Yemen-IsisSeul pays de la Ligue arabe à exprimer son refus de se soumettre au plan de guerre mis en œuvre par l’Arabie Saoudite contre le Yémen, l’Algérie commence à subir les critiques plus ou moins directes des pays du Golfe et de leurs alliés.

C’est la chaîne qatarie Al-Jazeera – média aux méthodes éprouvées en matière d’intoxication – qui se charge, indirectement, de donner la réplique, en tentant de mettre en exergue l’attitude divergente des partis islamistes algériens sur cette question.

Dans un compte-rendu diffusé sur son site internet, et intitulé «L’Algérie et l’opération Tempête décisive : entre refus officiel et division des partis», Al-Jazeera annonce d’entrée la couleur, en jugeant que la position officielle de l’Algérie sur l’intervention militaire conduite par Riyad «n’est partagée que par les partis proches du pouvoir», citant comme exemple de ces soutiens, pour mieux les minimiser, le cas d’une petite formation, le Front national algérien de Djamel Benabdesselam.

Ainsi, pour l’auteur du compte-rendu, la position de l’Algérie a été accueillie par une vague de «critiques véhémentes de la part de nombreux partis et personnalités de l’opposition».

La parole est donnée à Anouar Malek – un activiste très familier sur les plateaux d’Al-Jazeera – pour noircir l’image de l’Algérie et lancer même des avertissements.

Ce journaliste au parcours douteux, et connu par ailleurs pour ses prises de position en faveur des islamistes du FIS, prévient que «cette décision de l’Algérie de s’opposer au consensus arabe aura des conséquences néfastes sur la place de l’Algérie sur les scènes arabe et internationale».

Réagissant à la déclaration de Ramatane Lamamra sur l’intervention militaire lancée contre le Yémen, Anouar Malek se permet de lancer: «Dire que l’armée algérienne ne combat qu’à l’intérieur de ses frontières et que les Houthis doivent être partie prenante du dialogue politique au Yémen va à l’encontre du principe qui a toujours guidé l’Etat algérien, qui est d’appuyer la légitimité dans tous les pays.»

Avant de lâcher, sans argumentation aucune : «C’est le rapprochement de l’Algérie avec l’Iran qui est à l’origine de cette non-position.»

Se faisant le porte-voix zélé des pays du Golfe, l’activiste algérien conseille aux autorités algériennes de mener carrément «une guerre préventive» pour faire face au «plan expansionniste» de l’Iran qui, selon lui, «ambitionne d’ériger un empire qui va de Téhéran à Oran».

Même son de cloche entendu chez un dirigeant du MSP, Farouk Tifour, chargé des affaires politiques et économiques, qui affiche un soutien aussi étrange à la coalition arabe contre le Yémen.

Pour ce dirigeant islamiste, cette intervention militaire «est nécessaire pour assurer la stabilité et l’unité de ce pays, et le prémunir des contre-révolutions».

Il se félicite de ce «sursaut arabe» pour protéger la légitimité et suggère à la Ligue arabe d’intervenir pour résoudre tous les autres conflits que connaît le monde arabe, «sans esprit sélectif», et recommande notamment de l’élargir à l’Egypte pour rétablir évidemment les Frères musulmans.

Fonte: “Algerie-Patriotique“, 28 mar. 2015

Jordan, Russia sign agreement on nuclear plant construction

russia_giordaniaJordan and Russia have signed a memorandum of understanding (MoU) to cooperate on the development of nuclear energy in the kingdom, and build the Arab country’s first nuclear power plant.

On Tuesday, Chairman of Jordan Atomic Energy Commission Khaled Toukan and the head of Russia’s Rosatom State Atomic Energy Corporation, Sergei Kiriyenko, struck the MoU in the Jordanian capital, Amman.

“As you know, we lost the oil from Iraq, natural gas from Egypt, and the country has been bleeding and losing on an average $3 billion every year,” Toukan said.

“We aim to build a state-of-the art nuclear power plant that will be a showcase for the region and other newcomer countries,” he noted.

“Nuclear power is definitely one of the solutions to graduate from total dependency on oil and gas,” Toukan pointed out. “I am optimistic that the raw materials, the yellow cake, will come from Jordan.”

Kiriyenko, for his part, pledged to use Russia’s 70-year-old nuclear energy experience to construct the plant.

“The power plant is the embodiment of a real strategic partnership,” the Russian official said.

Under the $10-billion deal, Russia will build two nuclear power units in Jordan, with a capacity of 1,000 megawatts each. The first unit is to come on stream in 2024, while the second one will enter into service in 2026.

The nuclear plant will satisfy Jordan’s entire electricity demand, and give it a chance to export electricity to its neighbors, particularly Syria and Iraq.

Moreover, Jordan must purchase nuclear fuel from Rosatom for the reactors for a period of 10 years, after which it can seek supplies from other countries.

In November 2013, Rosatom overcame the Japanese-French consortium Mitsubishi Heavy Industries – Areva, and won the tender to construct the first nuclear plant in Jordan.

MP/MHB/AS

Fonte: “Press tv“, 25 mar. 2015

If Damascus falls, Europe won’t be far behind – US senator

Iraq_ISISAs a new report details the devastation wrought upon Syria by four years of rebellion, a Virginia state senator who once thanked the Syrian government for defending Christians is worried about the fate of Damascus, the Middle East and Europe.

“If Damascus falls, the dreaded black and white flag of ISIS will fly” over Syria, Virginia state Senator Richard Black told RT. “Within a period of months after the fall of Damascus, Jordan will fall and Lebanon will fall,” he said, adding that the self-proclaimed Islamic State would then target Europe next.

Read more on “Russia Today“.

Fonte: “Russia Today”, 19 mar. 2015

We saved Jews 3 times, Netanyahu should revise history lessons – Iranian FM

iran-destroy-israel-netanyahu.siIran has no intention of destroying Israel and has actually saved the Jews three times in history, but the current Israeli regime is a threat to Tehran, Iranian Foreign Minister Mohammad Javad Zarif has said in an interview with American media.

Speaking with NBC, Zarif slamed the Israeli prime minister, Benjamin Netanyahu, after he once again said in his Monday’s speech before the US Congress that Iran openly threatened to wipe Israel off the map.

The Iranian FM urged Netanyahu to refresh his knowledge of history as his comments have not only “distort[ed] realities of today,” but also go against the Bible and Jewish sacred texts.

“He even distorts his own scripture. If you read the book of Esther, you will see that it was the Iranian king who saved the Jews…” Zarif said.

Read more on RT: http://rt.com/news/238177-iran-israel-history-netanyahu/
Fonte: “Russia Today”, 7 mar. 2015

King of Jordan wants to wage ‘WW3’ on ISIS

re_giordaniaKing Abdullah of Jordan has called the battle against the Islamic State “World War 3” in what is a “generational fight” to overcome these “outlaws of Islam.” Speaking to CNN, he implored all religions to come together, adding “this is our war.”

He made a point of referring to the fight against the Islamic State as a “third World War” and called upon all nations to come together to help counter the threat posed by the militant group since they conquered large swathes of Iraq and Syria last year.

“So this is our war. And we have a moral responsibility to reach out to those Muslims, to protect them, and to stop them before they reach our border,” King Abdullah said, speaking to CNN.

The king did not advocate bombarding ISIS positions with nuclear missiles or thousands of tanks, but is advocating a united front, which would bring “Muslims, Christians and other religions together.” He stressed that the ideological element of the conflict will be the hardest element to solve. The US and its allies have ample ammunition to pound Islamic State forces for decades to come.

Read more on RT: http://rt.com/news/236837-jordan-king-abdullah-isis/
Fonte: “Russia Today”, 2 mar. 2015

Al-Qaradawi atteint d’Alzheimer: «Je n’ai jamais appelé à la guerre et les sionistes sont mes ennemis»

par Karim Bouali

Qaradawi-OnIslamLe prédicateur de la haine et de la violence, Youssef Al-Qaradawi, a diffusé une vidéo dans laquelle il renie tout son passé de zélateur des soulèvements arabes qui ont conduit plusieurs pays à la guerre civile. Le religieux égyptien installé au Qatar pousse l’impudence jusqu’à affirmer que «l’Amérique et le sionisme mondial ont mobilisé leurs soldats dans les médias et acheté des journalistes dans des journaux et des chaînes de télévision viles pour mener une campagne médiatique enragée» contre lui. Isolé depuis le renversement du président égyptien Mohamed Morsi et le départ (forcé ?) de l’émir du Qatar, Hamad Ben Khalifa, et son remplacement par son fils Tamim, affaibli par l’âge et les changements brutaux qui se sont produits sur la scène politique arabe, Youssef Al-Qaradawi adopte une posture défensive après avoir longtemps péroré sur la chaîne de propagande de guerre Al-Jazeera, appelant les «peuples à se soulever contre l’injustice».

L’auteur de ces appels ne faisait, en fait, que participer à une vaste opération de déstabilisation des pays arabes autres que les monarchies du Golfe au service desquelles il s’est depuis longtemps dévoué. Al-Qaradawi se plaint de la toute-puissance des médias à travers lesquels «l’Amérique a prouvé sa grande capacité de manipulation». «Que les médias occidentaux s’en prennent à moi, cela ne m’étonne guère ; mais je ne comprends pas pourquoi les médias arabes ne ratent aucune occasion pour m’attaquer», s’est indigné celui qui, il y a quelques mois à peine, calquait son discours sur le «printemps arabe» sur celui des chaînes de télévision américaines, britanniques et françaises.

Youssef Al-Qaradawi se dit également étonné de se voir qualifié d’«incitateur au terrorisme et prédicateur en faveur de la haine dans le monde», lui qui a «passé toute [sa] vie à défendre la modération et appeler à la paix et à la tolérance» (sic). «Je suis maintenant accusé d’inciter au terrorisme et d’appeler à commettre des enlèvements», feint de s’insurger cet homme dont les prêches à travers Al-Jazeera ont attisé le brasier des soulèvements arabes dont les conséquences désastreuses sont nettement perceptibles aujourd’hui.

N’était-ce pas son but?

Pour se défendre d’être cet abject personnage qu’on décrit, Youssef Al-Qaradawi se réfère à un de ses livres dans lequel il condamnait les actes commis par Abou Sayyaf aux Philippines. Et de faire cette révélation : «Le ministre italien des Affaires étrangères m’a rendu visite chez moi à Doha pour me demander de sauver les deux otages italiens qui étaient détenus aux Philippines.» Il affirme que le chef de la diplomatie italienne n’était pas le seul à solliciter son intermédiation: «Les ambassadeurs de France, du Japon, d’Indonésie, du Sri Lanka et d’autres pays m’ont également rendu visite pour formuler la même demande et me remercier pour mes interventions qui ont permis la libération d’otages et la récupération d’avions détournés.»

Youssef Al-Qaradawi avoue ainsi qu’il est un interlocuteur privilégié des terroristes et qu’il a toujours été en contact direct avec eux.

Fonte: “Algerie Patriotique“, 23 feb. 2015