Les Etats-Unis vont «offrir» 200 chars Abrams au Maroc : l’encerclement de l’Algérie se poursuit

par Karim Bouali

kerry_mohamedVILes médias marocains annoncent la livraison par les Etats-Unis de 200 chars à l’armée marocaine, d’ici la fin de l’année 2016. C’est la première fois que l’armée de terre marocaine s’équipe de ce genre d’engins de combat de type Abrams «de dernière génération», croient savoir les sources marocaines, qui se disent certaines que cette acquisition assurera au Maroc «une supériorité dissuasive incontestée à l’échelle du continent africain».

Les 50 premiers chars seront livrés vers la fin de l’année prochaine, précisent ces sources qui estiment que l’infanterie marocaine, ainsi adoubée par Washington, «acquière une supériorité dissuasive incontestée». Ces sources ne précisent cependant pas qui financera cet achat d’armements lourds par ce pays habitué à financer son armée par le biais des aides qu’il obtient de la part de certains pays du Golfe en contrepartie de la participation de l’armée marocaine aux différentes opérations militaires engagées par le CCG, dont la dernière en cours au Yémen.

Il n’est pas exclu que l’Arabie Saoudite ait, encore une fois, décidé de mettre la main à la poche pour payer ces «nouveaux bijoux» au très docile roi du Maroc, Mohammed VI, et son régime aux ordres de ses bailleurs de fonds saoudiens.

Algeriepatriotique rapportait, dans un de ses précédents articles, l’intention de Rabat d’acquérir un sous-marin de fabrication russe qui serait, lui aussi, financé par Riyad. «Avec les chars Abrams, écrivent les médias marocains, les forces terrestres marocaines, fortes d’une excellente couverture aérienne assurée notamment par les chasseurs US de type F16, feront certainement la différence.» Comprendre avec l’armée algérienne qui a renforcé ses capacités de défense terrestre, aérienne et maritime ces dernières années, faisant d’elle une des armées les mieux équipées du monde arabe. Cette course à l’armement ne semble, néanmoins, pas obéir aux mêmes objectifs.

Pendant que l’Algérie renforce son arsenal pour faire face à la menace terroriste induite par la guerre civile en Libye, la prolifération des groupes terroristes au Nord-Mali et l’instabilité qui règne sur les frontières avec la Tunisie, le Maroc, quant à lui, si on comprend bien les commentaires des médias marocains, vise à concurrencer son voisin de l’Est, désigné implicitement comme un ennemi potentiel. L’Algérie est ainsi définitivement encerclée.

Fonte: “Algerie Patriotique“, 31 ago. 2015

USA: Le célèbre hacker activiste algérien, Hamza Bendelladj, condamné à la peine de mort

hacker-algérien-Hamza-Bendelladjpar Ginette Hess Skandrani

Le célèbre hacker algérien Hamza Bendelladj a été condamné à la peine de mort par un tribunal américain. Il était notamment accusé d’avoir piraté de nombreux comptes bancaires et des sites gouvernementaux occidentaux.

Hamza Bendelladj était l’un des dix hackeurs les plus recherchés par le FBI dans le monde. L’homme ciblé par une enquête d’Interpol a été arrêté en Thaïlande après 3 ans de cavale puis extradé aux Etats-Unis.

A son actif, le hacker activiste avait piraté au moins 217 banques par le biais du piratage de boites mails. Une technique qui lui aurait permis d’acquérir plus de 4 milliards de dollars. Avec une partie de cet argent, il aurait financé plusieurs ONG en Afrique et aurait donné plus de 280 millions de dollars à des organisations humanitaires palestiniennes.

Se voulant le Robin des Bois des temps modernes, il a même piraté des sites de Ministères des affaires étrangères de plusieurs pays occidentaux et accordé des visas à plusieurs jeunes algériens.

Son plus beau trophée reste pour les spécialistes la prise de contrôle du site du gouvernement israélien et la délivrance à la résistance palestinienne d’importantes informations classées « top secret ». Devant les failles techniques, les services secrets israéliens ont promis d’intervenir en faveur du hacker auprès des autorités américaines s’il acceptait de travailler pour israël. La réponse fut un non catégorique.

Hamza Bendelladj est toujours aux mains des autorités américaines. Aucune nouvelle du gouvernement algérien qui semble désintéressé malgré le potentiel énorme du hacker à l’heure des Cyber Wars…

Fonte: “La Voix de la Lybie“, 21 ago. 2015

Le Grand mufti de Syrie appelle, à Alger, les imams à immuniser l’Algérie contre la pensée extrémiste

mufti_siriaLe Grand mufti de Syrie, cheikh Ahmad Badreddine Hassoune, a appelé jeudi à Alger les imams à immuniser l’Algérie contre « la pensée extrémiste ». Dans une déclaration après avoir été reçu, à la résidence El-Mithak, par le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Mohamed Aïssa, cheikh Badreddine Hassoune a appelé les imams à « immuniser l’Algérie contre la pensée extrémiste » qui « se nourrit de l’ignorance », a-t-il dit.

« Les extrémistes qui se prévalent de l’Islam sont en réalité étrangers à cette religion de paix », a-t-il ajouté. Evoquant la situation en Syrie, il a affirmé que son pays « paye aujourd’hui le prix de sa défense des causes de la nation arabe et musulmane ». « La Syrie et l’Algérie défendent la nation tout entière, notamment la Palestine où les exactions n’épargnent personne, y compris les nourrissons, et où les agressions contre la mosquée d’Al-Aqsa sont systématiques », a souligné le Grand mufti de Syrie. La Syrie résiste face à l’agression dont elle est la cible depuis cinq ans grâce à son peuple, son armée, sa direction, ses imams et ses oulémas, a-t-il dit, ajoutant que « Dieu protègera » son pays.

Cheikh Badreddine Hassoune, dont le fils a été assassiné par les terroristes, a salué « la position de l’Algérie contre la rupture des relations diplomatiques avec les pays arabes pour quelque motif que ce soit ». Le peuple algérien, qui a souffert des affres de l’extrémisme il y a une quinzaine d’années, est sensible aux maux des Syriens, a-t-il dit, soulignant que « ceux qui se sont autoproclamés révolutionnaires viennent en réalité en Syrie d’une centaine de pays pour tuer et semer le chaos ».

Le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Mohamed Aïssa, a, pour sa part, précisé que la visite du Grand mufti de Syrie en Algérie « permettra aux deux parties d’analyser la situation et d’échanger leurs expériences en vue de trouver une issue à la crise mondiale du néo-radicalisme religieux ». Après avoir rappelé qu’une centaine d’imams avaient été assassinés en Algérie dans les années 90, M. Aïssa a précisé qu’il se passait la même chose en Syrie, d’où, a-t-il dit, l’intérêt d’échanger les expériences sur le rôle joué par les imams dans l’expurgation du discours religieux de toute forme d’extrémisme et la préservation des mosquées de toute dérive. Le Grand mufti de Syrie effectue une visite d’une semaine en Algérie.(Avec Aps)

Fonte: Algerie1.com, 6 ago. 2015

«Finalement, la volte-face d’Aléxis Tsípras s’explique très bien»

de_benoistEntretien avec

On ne comprend plus grand-chose à ce qui se passe en Grèce. Grâce ou à cause d’Aléxis Tsípras, les Grecs ont massivement voté « non » aux diktats lors du référendum du 5 juillet, mais deux jours plus tard le même Tsípras acceptait de se soumettre à des mesures encore plus coercitives…

Le 5 juillet, les Grecs ont dit non, massivement non, à la politique d’austérité imposée par l’Union européenne. C’est la première fois qu’un peuple était appelé à se prononcer sur la sauce à laquelle on prétendait le manger. Plus précisément, c’est la première fois qu’un peuple se voyait donner la possibilité de se prononcer politiquement sur une doctrine économique, en l’occurrence la dogmatique de l’orthodoxie néolibérale imposée par les prêteurs usuriers de l’oligarchie mondiale. Ce n’est pas rien. Et cela restera une date historique, quoi qu’il se soit passé par la suite. Exactement comme le « non » français du 29 mai 2005, qui fut lui aussi bafoué.

La volte-face d’Aléxis Tsípras a surpris tout le monde, mais s’explique finalement très bien. Tsípras ne voulait pas quitter la zone euro, et les Grecs ne le voulaient pas non plus. Or, le maintien dans la zone euro impliquait l’austérité. Vouloir conserver l’euro sans avoir l’austérité, c’est vouloir un cercle carré. Face aux exigences toujours plus dures de l’Eurogroupe et de la Troïka, Aléxis Tsípras n’avait le choix qu’entre renverser la table ou passer dessous. N’ayant pas voulu la renverser, il a suffi de le menacer d’une expulsion de son pays de la zone euro pour l’amener à capituler.

Une monnaie unique n’est viable qu’entre des pays de structure et de niveau économique comparables, ou bien alors comme monnaie d’une Europe politiquement unifiée, aujourd’hui inexistante, avec ce que cela implique de transferts financiers entre les pays les plus riches et les plus pauvres. La Grèce n’aurait jamais dû rentrer dans l’euro, car son économie ne peut pas fonctionner avec une monnaie qui n’est qu’un mark étendu.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

On repart pour un tour. Plutôt que de restructurer la dette grecque, ce qui aurait impliqué des pertes pour les banquiers ayant investi dans cette dette, on va continuer à accorder de nouveaux prêts à une entité en faillite, avec en contrepartie des exigences d’une ampleur jamais vue, qui ne pourront être satisfaites qu’au prix d’un nouvel appauvrissement, d’une nouvelle baisse des rentrées fiscales, d’une déflation qui alourdira le poids de la dette, sans aucune possibilité de redressement de la situation ni possibilité de procéder aux réformes de structure nécessaires.

Les perroquets qui répètent des propos de bistrot peuvent bien dauber sur la « fainéantise » des Grecs et la « gabegie des fonctionnaires ». Ils feraient mieux de consulter les chiffres de l’OCDE. En 2014, les Grecs ont travaillé en moyenne 2.042 heures, soit plus que les Français (1.489 heures) et les Allemands (1.371 heures). En 2011, les fonctionnaires représentaient en Grèce 8 % de l’emploi, contre 11 % en Allemagne. En réalité, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, tous deux prix Nobel d’économie, l’ont dit avec netteté, et l’ancien ministre Yánis Varoufákis n’a lui aussi cessé de le rappeler, l’économie grecque s’est effondrée, non pas en dépit, mais à cause des mesures d’austérité qu’on lui a imposées. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se retrouvera dans quelque temps exactement dans la même situation qu’auparavant. Le FMI prévoit déjà que le taux d’endettement atteindra d’ici deux ans 200 % du PIB. D’ici là, une crise politique est plus que probable. Comme disait le regretté Philippe Muray,« le réel est reporté à une date ultérieure ».

Mais en plaçant la Grèce sous tutelle politique, administrative et financière, au moyen d’un véritable coup d’État de fait, l’Union européenne a également révélé son véritable visage. La « Déclaration » adoptée à Bruxelles le 12 juillet est à cet égard sans équivoque : « Le gouvernement [grec] doit consulter les institutions [européennes] et convenir avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés avant de le soumettre à la consultation publique ou au Parlement. » On savait déjà, grâce au « théorème de Juncker » (« Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les traités européens »), que l’idéologie dominante repose sur ce principe simple que les contraintes économiques et sociales édictées par l’oligarchie ne peuvent en aucun cas être modifiée par des résultats électoraux. On voit maintenant, les résultats du référendum ayant été transformés en leur exact contraire par une sorte de diktat de Versailles à l’envers (« La Grèce paiera ! »), que l’aboutissement logique de l’orthodoxie néolibérale est bien de faire disparaître toutes les souverainetés politiques au profit d’une coalition de puissances privées et de transformer les nations européennes en autant de colonies ou de protectorats soumis à la « politique de la canonnière » des firmes multinationales et des marchés financiers.

Dans le « dénouement » de cette affaire, quel a été le rôle joué par Barack Obama ? Dans quelle mesure la Grèce peut-elle figurer sur l’agenda de la Maison-Blanche ?

Obama est un pragmatique : l’accord qu’il vient de négocier avec l’Iran en est la preuve, tout comme sa décision de mettre fin au blocus contre Cuba. Tout comme les dirigeants de l’Union européenne, plus qu’une contagion financière de la crise grecque, c’est une contagion politique et idéologique qu’il redoute. Il sait enfin que la Grèce est un pays clé de l’OTAN, et il veut l’empêcher de se tourner vers Moscou. Le cas échéant, si la situation continue à se détériorer, les États-Unis n’hésiteront pas à susciter un coup d’État militaire. Le parakratos, l’« État souterrain » mis en place à l’époque de la guerre froide par les services américains, ce « para-État » qu’on avait vu se mobiliser au moment de la triste dictature des colonels, est loin d’avoir disparu.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier
Fonte: Boulevard Voltaire, 1 luglio 2015

Dutch anti-Islam politician Wilders shows Mohammed cartoons on national TV

vildersDutch television has aired a slideshow of Prophet Mohammad cartoons, a month after the series was presented at a caricature competition in Texas that was attacked by two gunmen. Anti-Islam politician Geert Wilders is at the helm of the new scandal.

During a three minute broadcast slot allocated to Wilder’s Freedom Party, the politician promoted the “freedom of speech” action by presenting a slideshow of Mohammad cartoons accompanied by piano music.

According to the right-wing politician, he assumed the responsibility for revealing to the world the taboo nature of Islam after visiting the exhibition in May in the USA. The broadcast coincided with the Muslim holy month of Ramadan.

Read more on “Russia Today“, 25 giu. 2015

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Su Geert Vilders: Geert Vilders svelato, di A. Grego, Cpeurasia.org, 17 mar. 2010.

Lamamra tape du poing sur la table exigeant de l’UE le respect de la souveraineté algérienne

par Lila Ghali

lamamraC’est un Lamamra offensif, chose très inhabituel chez ce chevronné diplomate, qui nous a habitué à une politique plus soft. Mais là, notre ministre avait raison, de recadrer cette Union européenne arrogante, qui se croit tout permis, s’immisçant dans les affaires intérieures algériennes, tentant de donner des leçons à notre pays et faisant des remarques désobligeantes.

« Nous n’acceptons pas les tendances intrusives (…) L’association n’élimine pas la souveraineté», a martelé le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

« Nous respectons notre partenaire et nous demandons et même nous exigeons qu’il respecte notre souveraineté », a –t-il répondu aux observations de l’UE sur les droits de l’homme en Algérie. Le ministre a également critiqué dans le cadre de la politique européenne de voisinage « l’exercice stérile de classification des pays en catégories suivant le degré d’acceptation des directives européennes ».

Refus de l’Algérie d’abriter une base de drones

Par ailleurs, le chef de la diplomatie algérienne a indiqué que la partie européenne doit prendre en compte dans ses relations avec l’Algérie deux avantages comparatifs importants se rapportant à ses rôles d’acteur majeur dans le maintien de la stabilité dans la région et de fournisseur fiable de gaz à l’UE. « Les sacrifices consentis dans la lutte anti-terroriste pour stabiliser l’Algérie, grand pays arabe et africain, ont un impact direct sur la sécurité européenne. Notre propre stabilité est déjà une contribution à la stabilité de l’Europe. Cela ne se quantifie pas», a-t-il plaidé. « L’Algérie est un exportateur net de stabilité et veut être appréciée à sa juste valeur », a-t-il enchaîné à ce propos.

Toujours sur le plan sécuritaire, M. Lamamra a réitéré le refus de l’Algérie d’abriter une base de drones dans le cadre de l’opération navale, lancée par l’UE en mai dernier pour combattre le trafic de migrants dans la méditerranée. M. Lamamra a indiqué que l’UE est tenue d’expliquer tous les composants de cette action qui est proche des initiatives lancées dans le cadre de la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden.

« L’Algérie a donné plus qu’elle a reçu »

Concernant l’accord d’association, M. Lamamra a été direct en dressant un bilan négatif de la mise en œuvre de l’accord d’association, soutenant qu’une deuxième évaluation de ce document s’imposait aujourd’hui. « Dans ce partenariat, l’Algérie a donné plus qu’elle a reçu », a-t-il noté avec regret. Le ministre a affirmé que ce partenariat qui a profité à l’Union pendant dix ans doit désormais dépasser le caractère strictement commercial pour en devenir un acte de développement.

Les barrières tarifaires et non tarifaires imposées aux produits algériens, la baisse des investissements européens en Algérie, la réduction des parts de Sonatrach dans le marché gazier européen, sont des obstacles qu’il faut aplanir avec la partie européenne en vue d’équilibrer le partenariat économique bilatéral, a-t-il résumé.

La partie algérienne a eu aussi à relever la faiblesse de la dotation financière allouée à l’Algérie au titre de la programmation budgétaire 2014-2017 qui n’est pas à la mesure des objectifs ambitieux en termes d’appui à la gouvernance et à la diversification de l’économie, considérant qu’elle ne reflétait pas les avantages comparatifs de l’Algérie notamment en sa qualité de principal partenaire commercial et d’acteur majeur dans le maintien de la sécurité dans la région.

Le ministre n’a pas caché, par ailleurs, les préoccupations de l’Algérie concernant le nouveau plan d’action de la commission européenne visant à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz de l’UE. Ces préoccupations se rapportent aux projets de l’UE relatifs à la création d’une centrale d’achat de gaz et d’une plateforme euro-méditerranéenne de l’énergie. « Ces deux projets soulèvent des questions qu’il faut résoudre dans le cadre du dialogue économique avec le partenaire européen », a estimé M. Lamamra.

Fonte: “Algerie1.com“, 5 giu. 2015

La Turquie a livré des armes aux terroristes en Syrie

armlskDes photos et une vidéo qui accréditent l’hypothèse, jusque-là farouchement démentie par le gouvernement islamo-conservateur d’Ankara, de livraisons d’armes aux terroristes début 2014 ont été publiées par le quotidien turc Cumhuriyet ce vendredi.

Dans son édition papier et sur son site internet, le journal d’opposition diffuse des images d’obus de mortier dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire, interceptés en janvier 2014 par la gendarmerie turque près de la frontière syrienne.

Cette opération a viré au scandale politique lorsque des documents officiels publiés sur l’internet ont affirmé que ces camions appartenaient aux services de renseignement turcs (MIT) et transportaient armes et munitions destinés aux terroristes en guerre contre le peuple syrien.

Soupçonnés par ses alliés occidentaux de soutenir ces criminels dont le groupe jihadiste Etat islamique (EI), le régime d’Ankara, dont le régime de Damas est devenu la bête noire, a toujours démenti ces accusations.

Selon Cumhuriyet, les camions interceptés convoyaient un millier d’obus de mortier, 80.000 munitions pour des armes de petit et gros calibre et des centaines de lance-grenades. De fabrication russe, ces matériels ont été fournis par des pays de l’ancien bloc soviétique, a ajouté le journal.

Le gouvernement a imposé un black-out médiatique, y compris sur les réseaux sociaux, sur l’affaire et ouvert une enquête qui a déjà abouti au placement en détention d’une cinquantaine de personnes, gendarmes, militaires ou magistrats.

Le président Recep Tayyip Erdogan a attribué la responsabilité de ce scandale à l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, un de ses anciens alliés qu’il accuse depuis l’hiver 2013 de vouloir renverser le gouvernement.

Dans une rare référence publique à l’affaire, M. Erdogan a déclaré mi-mai que la fouille des camions constituait une « trahison ». Les révélations de Cumhuriyet interviennent à la veille des élections législatives du 7 juin.

Fonte: “Algerie1.com“, 29 mag. 2015

Avec comme conséquence l’encerclement total de l’Algérie : Essebsi offre ses bases à l’Otan

par Rafik Bahri

Barack Obama, Beji Caid EssebsiUne imminente adhésion, avec statut spécial, de la Tunisie au sein de l’Otan vient d’être confirmée par le président des Etats-Unis, Barack Obama. En effet, c’est lors d’une audience qu’il a accordée jeudi 21 mai à la Maison-Blanche au président tunisien Béji Caid Essebsi que le président américain a fait cette inquiétante déclaration.

Une mauvaise nouvelle en tout cas pour l’Algérie qui avait souffert de la machine de guerre atlantiste pendant la guerre de Libération et qui a à subir aujourd’hui les desseins de cette organisation militaire qui a tendance à finaliser son projet d’encerclement de notre pays.

En recevant le chef de l’Etat tunisien, le président américain a parlé d’un statut d’«allié majeur non membre de l’Otan» qui permettra (à la Tunisie) de développer, soutient-il, «une coopération renforcée avec les Etats-Unis pour l’achat et la fabrication d’armes».

«Mais la réalité est toute autre, Washington n’offrant ce virtuel statut de “membre privilégié” que si le candidat accepte d’accomplir des missions pour le compte de l’Organisation atlantique, à savoir le fait qu’il assure la sous-traitance dans la région», estime un diplomate algérien à la retraite.

La Tunisie qui, par le passé, que ce soit sous le gouvernement libéral de Bourguiba ou de celui de Ben Ali, un pro-occidental déclaré, n’avait jamais envisagé de rejoindre le «deuxième collège» de l’Otan et n’omettait jamais d’informer Alger sur les grandes questions politiques engageant le devenir des deux pays.

Cette manière de voir allait de pair avec les intérêts suprêmes de la Tunisie qui suggérait que la région arabe, en général, et le Maghreb, en particulier, ont intérêt à ne pas coopérer avec l’Organisation atlantiste qui est, par-dessus tout, belliqueuse, surtout envers les Arabes et les musulmans.

Si Alger n’a pas encore réagi à cette «mauvaise nouvelle», et cela est peut-être dû au fait que Tunis voulait déroger à la règle de ne rien dire à son puissant voisin, il n’en demeure pas moins que la décision de Tunis est l’objet de moult interrogations dans les milieux informels de la capitale algérienne.

«C’est une très mauvaise nouvelle pour notre pays», indique Ahmed Kateb, géopoliticien et enseignant à l’université d’Alger. Et de poursuivre : «Après le flanc ouest caractérisé par une alliance stratégique “Maroc-Otan”, voilà que le flanc est, c’est-à-dire la Tunisie, tombe lui aussi dans les mailles de l’Otan.

Il n’y a pas lieu d’être devin pour savoir que la cible est toujours l’Algérie.» Le géopoliticien n’omet pas de soulever le fait que certains «laboratoires et autres think tanks» ont, de tout temps, placé l’Algérie comme le «pays à abattre», et cette vision est déjà concrétisée sur le terrain après avoir embrasé la Libye et, comme «dommage collatéral», le Mali.

Les observateurs tiennent, par ailleurs, à souligner les convoitises atlantistes, telle la mise à disposition de la base navale tunisienne de Bizerte, et ce, après l’entrée effective de cette «cauchemardesque» alliance militaire.

Fonte: “Algerie Patriotique“, 22 mag. 2015

‘If you do it here, I will slit your throat’ – Gambia’s president to homosexuals

jammehThe president of the tiny African nation of The Gambia has reportedly threatened to kill any homosexuals in his country, adding to his long-time record of cracking down on homosexuality.

“If you do it [in The Gambia] I will slit your throat,” President Yahya Jammeh said in a public speech in the Wolof language, cited by VICE News. “If you are a man and want to marry another man in this country and we catch you, no one will ever set eyes on you again, and no white person can do anything about it.” He reportedly spoke in the town of Farafeni, while on an agriculural tour of his country.

Jammeh’s reference to “white people” was likely a nod to the European Union, which in December 2014 cut off some €13 million of humanitarian aid for The Gambia due to its poor human rights record. The only aid the African nation is receiving now comes from Middle Eastern states.

The EU’s aid freeze came after in November, Jammeh signed a law on “aggravated homosexualism”. It introduced life imprisonment for homosexual men and women who are sentenced for repeating the “offence”, or who are HIV-positive or sick with AIDS. Homosexuality was outlawed in the country even before that, punishable by up to 14 years behind bars.

This is by far not the first time Jammeh has lashed out at homosexuals. Last February, he called them “vermin” and vowed to fight them “like malaria-causing mosquitoes”. And back in 2008, he advised them to flee the Gambia, saying he would otherwise chop their heads off.

Yahya Jammeh, who came to power in the 1.9-million strong nation through a 1996 coup, survived an overthrow attempt himself in December 2014. The alleged conspirators, two of whom are US citizens, wanted“to restore democracy to the Gambia and to improve the lives of its people,”according to the US Department of Justice.

Jammeh is known not only for his crusade on homosexuality and crackdown on freedom of speech, but also for some rather extravagant statements.

These include putting the blame for his aunt’s 1999 death on “sorcerers,” and Jammeh’s 2007 claims he could cure HIV/AIDS with herbs.

Read more ​Two US citizens accused of plotting to overthrow Gambian government

Fonte: “Russia Today”, 13 mag. 2015

«Qui est Charlie?»: un intellectuel français juge les manifestations de «xénophobes et contre l’Islam»

charlie_farsaL’historien anthropologue, Emmanuel Todd, affirme que la majorité des personnes qui ont défilé à Paris manifestaient en réalité pour des raisons « égoïstes » et « xénophobes ».

Quatre mois après les attentats de Paris, un intellectuel français de gauche, Emmanuel Todd, suscite une vive polémique en France en qualifiant « d’imposture » les manifestations géantes du 11 janvier pour défendre le droit à la liberté d’expression, qu’il juge « xénophobes ».

Dans un ouvrage intitulé « Qui est Charlie? » (Éditions Seuil), l’historien anthropologue affirme que la majorité des 4 millions de personnes qui ont défilé à Paris et dans toute la France après les attaques contre Charlie Hebdo, une policière et une épicerie casher, faisant 17 morts, manifestaient en réalité pour des raisons « égoïstes » et « xénophobes », contre l’islam.

« C’est le droit de caricaturer le personnage central d’une religion de dominés (…) qui était défendu et en ce sens, cette manifestation était xénophobe », a-t-il redit cette semaine. « La diabolisation de l’islam répond au besoin intrinsèque d’une société totalement déchristiannisée » qui se réfugie dans un « laïcisme radical », a-t-il lancé.

La charge, à contre-courant et qui vise aussi le parti socialiste au pouvoir, a fait l’effet d’un coup de massue, tant cette journée de manifestations avait été vécue par nombre d’acteurs comme un moment important de rassemblement national face à la menace terroriste.

L’auteur, qui est aussi démographe et travaille à partir de données cartographiques depuis une trentaine d’années, insiste sur la surreprésentation des cadres et professions intellectuelles supérieures dans les manifestations, l’absence d’ouvriers, et surtout « l’imprégnation catholique » des provinces qui ont le plus manifesté.

L’ouvrage, sous-titré « autopsie d’une crise religieuse », ravive le souvenir des grandes blessures sociétales de la France des 30 dernières années, autour des manifestations contre le mariage homosexuel en 2013 ou pour la défense de l’école privée en 1984, menées par les catholiques.

150 romanciers dénoncent Charlie Hebdo

Hasard du calendrier, cette polémique fait écho à des critiques proférées au même moment par quelque 150 romanciers et membres de la société littéraire américaine PEN American Center, dont certains de renom comme l’Australien Peter Carey ou le Canadien Michael Ondaatje, qui ont décidé de boycotter un gala organisé à New York au cours duquel sera remis un prix attribué à Charlie Hebdo.

Les protestataires ont boycotté le gala de remise du prix PEN de la liberté d’expression à Charlie Hebdo, critiquant les choix éditoriaux du journal qui, selon eux, a dénoncé trop souvent l’islam.(Avec agences)

Fonte: “Algerie Patriotique”, 7 mag. 2015